Vendredi 24 janvier, les carougeois recevaient Kreuzlingen, pour un match comptant pour la Coupe suisse.

Sur le papier, les thurgoviens  partaient naturellement favoris. Entraînés par  Vinko Rossi, depuis peu,  l’équipe du Lac de Constance est, en effet, Championne en titre.  Elle avait fait le voyage au grand complet avec treize excellents joueurs. Tout le monde l’avait compris, les suisse-allemands étaient là pour gagner. Ils sont rentrés sur les bords du lac de Constance triomphalement après avoir défait une équipe carougeoise diminuée.

Il faut dire que les sardes étaient en sous nombre à onze, privés de Stefano Losito, affecté par une mononucléose, d’Arthur Bottaccio, en déplacement professionnel à Davos et de Paride De Stefani, en stage en Allemagne. L’équipe avait si bien  donné la réplique à Lugano les 7 et 8 décembre 2019, qu’elle avait fait naître chez son  public, l’espoir d’une vague promesse. Elle ne fut que l’ombre d’elle-même, ce soir de janvier. Les joueurs d’Anestis qui espéraient rééditer le même exploit que l’année dernière contre la même équipe,  en furent pour leurs frais.

Aux premières minutes de la rencontre, les jeux étaient faits. Une avalanche d’attaques et de contre-attaques a littéralement  tétanisé les locataires des Pervenches, les privant de toute réaction. La première période s’achevait  sur un score sans appel : 7 buts à 1.

Bizarrement, Dusan Panajotovic, habituellement auteur de shoots ravageurs, tenta désespérément quelques lobes qui se perdirent dans le décor avant que le joueur ne se fasse exclure pour agressivité. L’autre serbe, Bogdan Filipovic, fidèle à lui-même,  créa quelques exclusions et des opportunités, sans conséquences pour la suite des événements. Il marqua néanmoins un but, pour l’honneur de la Serbie.

Le gaucher carougeois, Mathieu Maréchal, renonça bien souvent à shooter alors que se présentaient  plusieurs belles  opportunités. Il finira néanmoins par se réveiller,  en dernière période afin de sauver l’honneur des siens avec deux beaux buts, tout comme Kaya Karamustafa,  le U17, qui en marquera un.

Orfeas Malaspinas et Tommaso Gazzini tentèrent vainement de porter quelques estocades à une équipe adverse déchaînée et hors d’atteinte. Plusieurs de leurs attaques finirent en contres dévastateurs pour les « Rouge-et-verts ».

De fait, les carougeois n’inquiétèrent jamais ou si peu leurs adversaires. Bien plus, ils leur permirent de mener sereinement une bonne dizaine d’attaques qui les mirent directement sur le chemin des filets. Anestis Pesmatzoglou, d’habitude si fort en gueule, se fit sombre et  taiseux face à une telle déferlante.

L’histoire le confirmera sans doute, avec un score final de 25 buts à 4, Carouge a probablement subi ce soir-là,  la plus cuisante défaite de toute la saison et aura perdu une occasion de s’amender, après une saison passée catastrophique. Le prochain match contre Lugano s’inscrit désormais en forme d’immense  point d’interrogation,  en gras et en souligné.  Il appartiendra aux poulains d’Anestis d’y apporter la réponse appropriée, sous peine de s’enfoncer à nouveau,  au fond du classement LNA, au grand dam des dirigeants du Club et du public carougeois.

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