Samedi 29 février 2020, les U17 avaient rendez-vous à Zurich pour affronter l’équipe d’Aquastar. Les deux équipes se livrent à chacune de leur rencontre à un duel acharné,  comme lors de la finale du Championnat des U17 à La Fontenette où les zurichois avaient gagné aux penaltys. La dernière fois que les deux adversaires s’étaient rencontrés, aux Pervenches, les carougeois l’avaient emporté.

Cette fois-ci, le match s’annonçait des plus périlleux pour des carougeois privés de Kaya Karamustafa, leur joueur vedette, en proie à des problèmes de santé. Mattéo Rota, l’autre joueur phare qui prenait part à cet événement, était de retour dans l’eau, après une interruption de dix jours, e raison d’un refroidissement sévère.

Les pires craintes de Marc Brisfer se révélèrent justifiées, en première période, lorsque son équipe, prise à froid, encaissait deux buts en une minute, alors que ses poulains n’arrivaient pas à cadrer un seul de leurs tirs. Le salut vint de Pedro Quinteiro qui sauva le moral de  la petite troupe et, selon l’expression consacrée du sélectionneur, lui permit de « raccrocher les wagons »  grâce à deux buts réalisés avec un stupéfiant sang-froid. Les carougeois venaient de prendre la mesure de leur adversaire même si malgré leur  réalisme en attaque était pénalisé par un manque de concentration en défense. Quelques chassé-croisés plus loin et les locataires des Pervenches qui avaient repris des couleurs, achevaient la période avec un tout  petit but d’avance à 5 à 4. Pas de quoi dissiper l’inquiétude qui sourdait au sein de l’équipe carougeoise.

Et comme pour obéir au scénario immuable qui régit les rencontres entre les deux équipes, une faute de la défense sarde fit égaliser les zurichois. Piqués au vif,  Carouge reprit par deux fois l’avantage de deux buts. Avec le troisième, la « Bande à Kaya » pensait que   la messe était dite et qu’elle allait, comme au match aller,  faire la course en tête. C’était mal connaitre les suisse-allemands qui, avec ruse, tiraient profit de la précipitation sarde en attaque pour revenir à un but, en fin de deuxième.à  10 à 9

La troisième période sonna comme un coup de tonnerre,  avec l’exclusion définitive de Mattéo. Le joueur habituellement si courtois, s’était aventuré à contester  une décision de l’arbitre. Saisissant  l’aubaine, les adversaires revenaient au score et prirent même l’avantage face à une équipe carougeoise déstabilisée qui parvint tout de même à coller vaillamment au score. Néanmoins, le mal était fait et les zurichois tenaient le couteau par le manche. Ils terminaient avec un but d’avance à  13 à 12.

A la pause, Marc Brisfer recadrait son équipe qui se permit de marquer à trois reprises. Embellie de courte durée. L’indigence dans la  profondeur du  banc, l’excès de précipitation et des prise de risques inutiles,  offriront à l’adversaire des contre-attaques et des buts trop faciles, dont un digne des plus grands  gags,  suite à un tir arrêté par le gardien carougeois David Szalai (souverain jusque-là ) qui relâchait aussitôt le ballon dans son propre but. Perte de confiance, désarroi et dépense physique, feront le reste et  auront raison des carougeois qui, malgré les efforts incessants d’un Tommaso Spreij, omniprésent, et d’un Rafael Catillaz toujours aussi percutant,  achevaient la rencontre avec 2 buts de retard à 19 à 17

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