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Carouge Natation est heureuse de vous annoncer la conclusion d’un nouveau partenariat avec Ibis Style Carouge, filiale du Groupe français Accor.

La chaîne hôtelière fera partie des entreprises qui viendront en soutien au Mémorial Hora, les 7, 8 et 9 septembre, à La Piscine de La Fontenette. Un événement sportif qui réunira des équipes venues de toute l’Europe afin d’en découdre au cours de matchs de water-polo.

Ne ratez pas cette occasion unique de découvrir le water-polo et d’assister à des matchs de grande qualité.

Cette année, le Mémorial fête ses dix ans. L’occasion pour le Comité de lui donner plus d’éclat.

 

Article de La Tribune de Genève paru le 6 février 2018

Carouge va ouvrir le premier hôtel dédié à la BD

Sept auteurs genevois ont entièrement habillé les chambres et le lobby d’un nouvel établissement, au Rondeau.

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Quelle merveille !

Dans le hall d’entrée du nouvel hôtel Ibis Styles, qui  ouvrira ses portes le 14 février, au Rondeau de Carouge, une fresque d’Exem accueille le visiteur. Sur fond bleu roi, on y reconnaît une ribambelle de personnages fameux de la bande dessinée suisse. Juchés sur un oreiller, Titeuf et Nadia, le diablotin Nelson, Yakari, Jonathan ou encore Franky Snow survolent un Rodolphe Töpffer stupéfait. Le ton est donné. Du lobby au 6e étage, le nouvel établissement trois étoiles de la chaîne Accor rend un hommage appuyé à la BD.

Sept auteurs genevois, et pas des moindres, ont laissé courir leur imaginaire sur les murs de l’entrée et le long des parois des 119 chambres. D’Albertine à Zep en passant par Buche, Exem, Peeters, Tirabosco et Wazem, le résultat s’avère «chic, ludique et graphique», pour reprendre les termes d’Arthur Anthamatten, heureux administrateur d’un hôtel à thème qui sort de l’ordinaire. À sa demande, les dessinateurs ont livré deux créations originales, répliquées sur une tapisserie lavable apposée le long des murs de chacune des chambres, proposées dès 130 francs la nuit. À chaque auteur son étage, libellé comme tel par une petite plaque dans l’ascenseur.

«J’avais envie de créer à Genève un lieu permanent autour de Rodolphe Töpffer, le père de la BD, et ses héritiers», explique, enthousiaste, l’initiateur du projet. «Le but, c’est d’être une vitrine de la bande dessinée genevoise et de montrer son foisonnement. D’affirmer la BD comme un art, le neuvième, loin des stéréotypes de littérature pour enfants qu’on lui accole encore aujourd’hui. Mon seul regret: ne pas disposer de davantage d’étages!»

Pas de réception

Particularité du nouvel Ibis Styles: il ne dispose pas d’une réception traditionnelle. «À son arrivée, le client sera accueilli par les collaborateurs de l’hôtel et le check-in sera effectué dans le lobby ou au bar», indique Philippe Alanou, directeur général d’AccorHotels Suisse. «Par le biais d’un écran tactile, chacun pourra visualiser les fresques installées dans les chambres et choisir celle qu’il préfère, selon la disponibilité du moment.» À l’intérieur, des fenêtres surdimensionnées, parfaitement isolées sur le plan phonique, évoquent la forme d’un phylactère. «C’est le premier hôtel où on ne dort pas dans une chambre mais dans une case», glisse Arthur Anthamatten avec un réel sens de la formule.

«L’idée de ces fenêtres a surgi avant de savoir que l’hôtel allait être dédié à la BD», confie Mathias Buchi, administrateur associé de l’entreprise d’architecture Brodbeck Roulet. «Nous voulions créer une fenêtre «habitable», véritable extension de la chambre.» C’est réussi, avec en prime, dans les étages supérieurs, de superbes vues sur Carouge.

Dialogue avec Töpffer

Redescendons dans le lobby, pour y découvrir, outre une bibliothèque avec des albums en libre-service, la reprise de tapisseries revisitées par Peggy Adam, Isabelle Pralong et Alex Baladi pour une exposition de l’éditeur genevois Atrabile. Tout autour, par l’entremise de six grandes peintures en noir et blanc réalisées in situ, Rodolphe Töpffer dialogue ou interagit avec Pierre Wazem, ou plutôt son alter ego en bande dessinée. «Je m’immisce dans l’œuvre de Töpffer», remarque, amusé, l’auteur de Mars aller-retour, qui conçoit et réalise à la demande depuis une année environ des fresques murales personnalisées.

À la croisée de ses deux activités, ses images sur et avec le créateur de Monsieur Vieux-Bois ne constituent pas seulement une manière souriante de marier la BD d’autrefois avec celle d’ aujourd’hui.  «Töpffer représente pour moi un lien direct avec l’enfance: quand j’étais petit, élevé par mes grands-parents, j’ai pu lire à loisir tous ses livres, entre 6 et 10 ans. Ma grand-mère les possédait dans leur version originale. J’ai tout lu. J’étais fasciné.» On l’est au moins autant en déambulant dans le premier hôtel entièrement consacré au neuvième art. (TDG)

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Zep:

«Je voulais faire quelque chose de paisible, d’un peu onirique. Il fallait trouver un dessin qui puisse être découpé de différentes manières selon la forme des chambres. Dans l’une d’elles, j’adresse un clin d’œil à différents personnages plus ou moins connus (Mickey, les Schtroumpfs, la coccinelle de Gotlib, mais aussi un des héros du Canadien Dave Cooper). Dans l’autre, je me représente sur un nuage, au-dessus des toits de Carouge. J’aime l’idée qu’on s’immerge dans une case de BD.» (Image: Magali Girardin)

 

 

 

Albertine:

«Le thème général autour duquel nous avons travaillé était le rêve. J’ai eu envie de réaliser quelque chose de contemplatif. Pas de véritable narration dans ces images, bien que l’on puisse se raconter une petite histoire. Même si j’aime bien m’aventurer vers le coquin dans certains dessins, je me suis interdit ici une représentation trop sexy. Il n’y a pas que des amoureux qui vont dormir dans ces chambres! Pour les couleurs, j’ai privilégié celles qui s’accordaient avec celles des rideaux et du tapis.» (Image: Magali Girardin)

 

 

Frederik Peeters:

«Je n’avais pas envie de faire de la décoration d’intérieur. J’ai imaginé la chambre dans laquelle je voudrais dormir et travaillé sur une sensation d’étrange, une sorte de trip psychédélique. Hormis un personnage dont la coiffure fait songer à une des héroïnes de mon dernier album, L’homme gribouillé, les autres ne font pas référence à mes livres. J’aime bien ici les macareux qui volent, ou plutôt nagent dans l’air. Ainsi que le singe nasique qui pêche. Du surréalisme dessiné.» (Image: Magali Girardin)

 

 

 

 

Exem:

«Mes dessins constituent un hommage à la bande dessinée onirique Little Nemo, de l’Américain Windsor McCay. Je me suis représenté à la place du personnage. Une vraie appropriation. En matière de rêve, les sensations les plus fortes sont le vol et l’élément liquide. Je suis allé dans ce sens, le lit de Nemo fonctionnant comme un vaisseau dans ma deuxième image. Les statues visibles ici font référence à Isis-Aphrodite, déesse de la lune et du sommeil. Il y a aussi des clins d’œil à Carouge.»(Image: Magali Girardin)

 

 

 

Tom Tirabosco:

«Ce dessin est celui réalisé pour la chambre test. Le visuel est très fort, mais les responsables de la chaîne Accor l’ont jugé un peu trop agressif. J’ai donc soumis deux autres propositions. Ce qui fait que je suis le seul auteur à montrer trois dessins différents. Le seul aussi à avoir ajouté des phylactères dans certaines images.
Le plus important, c’était de restituer mon univers graphique: du rêve, du fantastique, un peu de poésie décalée. J’évoque une ambiance, sans volonté de raconter une histoire.»(Image: Magali Girardin)

 

 

 

Éric Buche:

«J’ai assez peu exploré la thématique du rêve dans mes bandes dessinées. J’ai voulu représenter quelque chose de léger, une manière de se retrouver en enfance. D’ordinaire, je travaille plutôt en couleurs, mais j’ai pensé que celles-ci pouvaient devenir oppressantes dans un espace relativement réduit, rendant du coup l’atmosphère un peu trop pesante. La reproduction en niveaux de gris est très fidèle, on peut même distinguer le grain du papier.» (Image: Magali Girardin)